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Ce blog est celui de Marc Le Fur, Député de la 3ème circonscription des Côtes d'Armor

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Langues régionales : Marc Le Fur veut convaincre les sénateurs

« Le 22 mai, l'Assemblée nationale introduisait les Langues régionales dans la Constitution » rappelle Marc LE FUR, Député des Côtes d'Armor. « Aujourd'hui, le Sénat, que je croyais être l'assemblée des régions et des collectivités, l'institution la plus étrangère au jacobinisme et la plus éloignée du parisianisme, supprime, en soutenant l'amendement proposé par les sénateurs, Jean-Luc MELANCHON et Michel CHARASSE, une initiative qu'avait prise l'Assemblée nationale à la quasi l'unanimité ». continue-t-il. «L'amendement MELANCHON – CHARASSE constitue un recul anachronique pour la cause des langues régionales », ajoute Marc LE FUR. « Nous remettrons donc dès demain l'ouvrage sur le métier pour convaincre les sénateurs que les langues de France sont celles des régions dont ils sont les élus. J'invite tous les défenseurs des langues de France a faire savoir leur désappointement à leur sénateur » conclut le député des Côtes d'Armor. Mercredi 18 juin 2008

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V
Il est urgent pour tous les défenseurs des langues régionales de se mobiliser. Pour la 1ère fois, l'Assemblée Nationale a enfin compris qu'il était plus que temps de reconnaître ces langues dans le patrimoine français.Ce ne sont quand même pas une institution aussi vieillotte et dépassée que l'Académie Française ou des sénateurs frileux et peureux qui vont faire reculer un tel progrés. Les Français de toutes les régions ont besoin que leur patrimoine et leur langue propre soient reconnus, comme cela se fait partout ailleurs en Europe.Une nation s'enrichit de ses particularismes et de ses différences, quand est-ce que la France va enfin évoluer, nous ne sommes plus au 18è siècle. Et que vivent les langues régionales !
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J
                                                                                                   Nice le 19 juin 2008<br /> INSTITUT D'ETUDES OCCITANES-06<br /> Section Georges Gibelin<br /> “Les Rocailles” Bt A<br /> Rue Marcel Pagnol<br /> 06110 LE CANNET<br /> courriel : ieo_06@caramail.com<br /> Site : http://ieo06.free.fr/<br /> LO GRAMON<br /> Cercle niçois de l’IEO-06<br /> 192 Route de Turin<br /> 06300 NICE<br /> tél : 04 92 04 27 20<br /> Objet : Le vote négatif des Sénateurs le 18 juin 2008.<br />  <br /> Monsieu le Député,<br />  <br /> Permettez-nous tout d’abord de présenter notre association. L'Institut d'Etudes Occitanes (IEO) fut fondé en 1945 sous les auspices de l'Université par des écrivains issus de la Résistance. L'article 1er des statuts de l’association indique que l'IEO " a pour but la direction, l'harmonisation, la normalisation et la centralisation de tous les travaux se rapportant à la culture occitane dans le sens de l'enseignement, du maintien et du développement" ; il entend servir la culture occitane "comme valeur humaine, source de richesse pour la France". L'I.E.O. a été reconnu d'utilité publique en 1949, et agréé par le Ministère de la Jeunesse et des Sports comme association d'éducation populaire en 1986.<br />  <br />             Structuré en sections régionales (Centre Régional d'Etudes Occitanes de Provence, chez nous) et en sections départementales (SD 04/05, SD 06, SD 13, SD 83, SD 84), l'IEO anime des cours de niçois, de provençal et anime plusieurs ateliers de danses traditionnelles, théâtre régional, conversation, musiques,… publie des ouvrages littéraires et pédagogiques dans tous les dialectes de la langue d'oc et donc, ici, en niçois, alpin (gavot) et en provençal. La section régionale (CREO de Provence) fédère et représente les sections départementales au niveau régional.<br />  <br /> Pour ne parler que des Alpes-Maritimes, notre section, IEO-06, fédère 15 associations qui représentent plus de 2500 adhérents.<br />  <br /> Notre association s’est réjouie du vote quasi-unanime de l’Assemblée Nationale le 22 mai dernier, complétant l’article 1 de la Constitution en ces termes « Les langues régionales appartiennent à son patrimoine ».<br /> Le Sénat, le 18 juin, a décidé de ne pas suivre l’Assemblée Nationale et a refusé d’inscrire les langues régionales dans l’article 1 de la Constitution. Nous avons cependant noté que le Sénat a discuté pendant plus d’une heure de la question.<br /> Les arguments utilisés contre les langues montrent que les sénateurs n’ont pas encore bien compris que la diversité linguistique était un enjeu majeur pour les années qui viennent. La frilosité d’une partie de la chambre haute ne nous étonne pas. L’épouvantail du communautarisme, de la République menacée par les langues a été agité ; certains sénateurs visiblement mal informés ont préféré ne pas voter pour la présence des langues dans la constitution. Cependant nous remarquons que le vote n’a pas été unanime et que de nombreux sénateurs de droite et de gauche ont voté pour.<br /> Il reste maintenant aux députés à confirmer leur vote. Ils peuvent sans aucun doute le faire lors de l’examen du texte en deuxième lecture tout en recherchant une formulation qui pourra convenir à ceux des sénateurs qui considèrent que ce n’est pas à l’article 1, pour des raisons symboliques, que cette question doit être traitée.<br /> Ainsi nous proposons aux députés et à l’ensemble des parlementaires de rechercher un compromis qui pourrait être celui de la rédaction de l’article 2 comme suit : « La langue de la République est le français. Elle respecte et protège les langues régionales ». Une telle rédaction permettra de répondre à la demande sociale et de désamorcer les craintes de certains parlementaires.<br /> En ce qui nous concerne, quoi qu’il arrive, nous continuerons à demander que les langues dites régionales soient reconnues par la constitution et par la loi. Quelle que soit l’issue du débat constitutionnel nous constatons que la société a changé et qu’elle est aujourd’hui très sensible à la question des langues et de leur développement.<br /> Il faudra bien tôt ou tard que la législation française en tienne compte et qu’elle se mette au diapason de ce qui se fait partout en Europe et ailleurs dans le monde. La France ne peut se payer le luxe d’être une exception dans un domaine qui touche aux droits de l’homme en restant sur une position archaïque.<br /> Nous nous tenons à votre disposition pour toute question éventuelle. Veuillez agréez, Monsieur le Député, l'expression de nos salutations  distinguées.                                                Jean-Pierre BAQUIE<br />      Président de l'IEO-06<br /> Vice-Président du CREO-Provence<br /> Docteur de l’Université de Nice<br /> Diplômé d’Etudes en Romanistique
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V
Langues régionales : Un Sénat « HAS BEEN »<br />  <br />  <br /> Il y a une trentaine d’année, un alsacien et un badois, un français et un allemand en l’occurrence, communiquait dans leur dialecte qu’est l’alémanique. Aujourd’hui pour communiquer avec leurs voisins allemands les jeunes de ma génération, j’ai 19 ans, ils utilisent majoritairement l’anglais. A l’heure où nous construisons l’Europe l’anglais domine. Au début des années 1990 on a inscrit le français dans la Constitution, et non pas dès son origine comme on laisse à le croire. Cela fut fait pour lutter contre l’anglicisation de langue française. Inscrire le français comme langue de la république rend inconstitutionnel les langues régionales. De fait le préfet peut faire annuler n’importe quel acte qui encourage les langues régionales. Si vous suivez ma réflexion, du fait de la lutte contre les langues régionales jusque dans les années 80, celles-ci tendent à disparaître, et obligent les basques où les niçois à s’exprimer en anglais avec leurs voisins. Le fait de ne pas reconnaître les langues régionales (alémanique par exemple) qui constituent un lien entre les nations européennes, on anglicise la France. <br />  <br /> Voilà en fait l’explication de mon titre, le Sénat est « has been », il est passéiste. J’utilise un mot anglais pour montrer comment le français s’anglicise. Le Sénat en refusant l’amendement sur les langues régionales vient de montrer le côté réactionnaire du Sénat qui a un siècle de retard, il en est de même pour l’Académie française. Est-ce que la jeunesse de notre pays doit vivre dans ce passéisme ? On veut sauver la francophonie par l’intolérance linguistique. Notre jeunesse parle plusieurs langues, celle de notre nation, celle de notre voisin, celle du « business » commerce, pourquoi ne pas aussi pouvoir promouvoir les langues régionales ? De par cette intolérance le Sénat se tire une balle dans le pied ! <br />  <br /> Le pays des droits de l’Homme serait-il le pays de l’intolérance linguistique ? La commission mixte paritaire qui doit se réunir du fait d’un point de vu différent entre les assemblées à la question entre ses mains. Le débat est même un faux-débat puisqu’il ne s’agit pas de supprimer le français et de mettre l’administration dans les langues régionales, il s’agit de permettre de les sauver et de les promouvoir !
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Y
Contrairement à Marc Le Fur, je pense qu'il est vain de penser que les bretons peuvent attendre quelque chose des politiciens français. Dans un pays qui n'a jamais rien compris à la diversité culturelle, sauf à donner des leçons aux autres pays, la communauté jacobine continue à attiser les peurs.C'est aux bretons de prendre leur destin en mains.
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F
Entièrement d'accord avec Marc Le Fur. J'écris à mon Sénateur et à ceux que je connais.Pourquoi pas une pétition nationale?En ce qui concerne l'Académie Francaise, on pourrait la supprimer compte tenu de sa position d'un autre âge. Mieux, on pourrait créer des académies régionales dont compte tenu de son patrimoine, elle assurerait le financement.
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