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Ce blog est celui de Marc Le Fur, Député de la 3ème circonscription des Côtes d'Armor

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Marc Le Fur appelle l’Académie française à soutenir la cause des langues régionales

« Il faut que l’Académie française se souvienne d’où vient notre langue française » réagit le Député Marc Le Fur après la déclaration de l’Académie française demandant aux parlementaires de retirer l’amendement « Langues régionales » de la Constitution. « En dépit de tout le respect que j’éprouve pour l’Académie française, je regrette qu’elle ait éprouvé le besoin de reprendre des arguments jaunis d’un jacobinisme d’antan. Défendre les langues régionales, c’est défendre la langue française qui a su puiser dans nos régions de nombreux mots et expressions. Ces mots et ses expressions font la richesse de notre langue. J’invite les académiciens à quitter ne serait-ce qu’un moment Paris et le quai Conti pour respirer l’air vif de nos régions et retrouver les racines de notre patrimoine commun. Soutenir les langues régionales, c’est éviter que demain, la langue française devienne un arbre sec coupé de ses racines.

lundi 16 juin 2008
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E
Cher Monsieur Le Fur,Il est en effet CONSTERNANT de lire et d'entendre les déclarations de gens comme Michel CHARASSE, MELENCHON et consorts. On ne connait que trop leurs diatribes et leurs obsessions qui ne font qu'entretenir le peu d'estime que l'on a pour eux dans les milieux attachés à la construction une Europe solide fondée sur la solidarité et la diversité.Mais il faut avouer que la déclaration de Madame la Présiden te de l'Académie Française, personnalité jusqu'ici respectée pour son oeuvre et son talent bien au delà de l'Hexagone, abasourdit tout le monde et il est fort à craindre que ses effets négatifs se feront sentir tant pour sa personne  que pour la vision de la France à l' étranger . A un moment où l'UNESCO vient de déclarer l'année 2008 année de la préservation du patrimoine linguistique mondial, Madame Carrère d' Encausse se place au  mème niveau-peu flatteur-  que les extrèmistes flamands , les tenants de la mort de la civilisation  tibétaine ou encore du nationalisme turc.Il est à craindre qu'un tel comportement ne renforce les rangs de ceux qui ne croient que dans le rapport de force et jugent qu'établir un dialogue est peine perdue.Vous avez, Monsieur le Député, ouvert la voie à une solution sereine et décomplexée de ce sujet. Il reste maintenant à inclure dans une loi les dispositioins pour assurer la pérennité de ces langues. Nous tenons à vous dire notre souhait de poursuivre le travail entamé  avec vous pour abouitir à un résultat positif.Recevez, Monsieur le Député, nos amicales salutations.                           Le Président                           Dr Le Mee.
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R
D'accord Marc ! Il est entendu que le français demeure la langue principale de la République mais les langues régionales doivent être sauvegardées, leur épanouissement  soutenu... Les Parisiens sont tous des provinciaux d'origine ! Notre patrimoine culturel est formé de toutes les rivières et des richesses de leurs sédiments apportés par les langues régionales. Bravo encore pour votre intervention !Roger 
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C
Pour que vivent nos langues ! http://www.breizh-2004.org/wordpress/?p=15
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T
Colette Trublet4 Place Alexandre Jehannin35190 BECHERELLe 15 Juin 2008À L’ACADÉMIE FRANCAISE – 17 06 08 -Mesdames, MessieursJe viens de lire votre déclaration concernant les langues minoritaires.Dans l’espoir que votre intelligence des choses de la vie mobilisera votre bienveillante attention, Je me permets de vous envoyer deux observations.- Ma première remarque concerne l’abêtissement programmé par l’interdit fait à un peuple de parler sa langue. Lorsqu’on n’y a plus droit, jusqu’à être humilié et puni si on désobéit, particulièrement dès le plus jeune âge, à l’école, c’est la boîte de Pandore que l’on ouvre. Les jeunes veulent forcer le destin en investissant les « modernismes » du Français, les anciens ne peuvent plus parler à leurs petits enfants, le voisinage se tait et bientôt tout le monde parle une langue d’école qui fait l’impasse sur les infinies richesses d’élaborations millénaires. Ensuite personne ne sait plus très bien ce qu’il dit et se trouve être en infériorité de puissance conceptuelle, ce qui donne lieu, en quelques générations, à des dépradations, des souffrances indicibles puisqu’on ne sait plus ni en parler ni s’entre-parler, ni débattre à égalité avec des locuteurs devenus pour chacun « étrangement étrangers ». On n’échange plus que des mots creux ou des phrases creuses, sans contenu sensible ; parfois, dans certains milieux, on arrive quand même à émettre de grandes élaborations idéiques ; mais elles ont la particularité d’être insensibles, ignorantes des profondeurs sacrifiées d’une culture longuement élaborée dont la langue est l’expression le plus achevée.Lorsqu’on a accès à cette expression la plus achevée, l’apprentissage d’autres langues, la curiosité pour d’autres cultures reposent sur un héritage bienfaisant qui ouvre l’esprit sur l’autre, en miroir de ses propres expériences heureuses.- Ma deuxième remarque me semble d’évidence : Si les minorités régionales étaient honorées et reconnues pour ce qu’elles sont, dans leurs langues et leurs cultures propres, elles pourraient participer avec conviction aux projets de constructions démocratiques proposés par le gouvernement, en bénéficiant de relations attentives et bienveillantes des élites et de leurs plus hautes institutions. Le respect appelle le respect et nous ne sommes pas tous des parisiens ni des intellectuels parisiens.J’ose espérer que ma réflexion saura atteindre en vous les profondeurs de chacun votre histoire personnelle et culturelle. Je m’efforce pour ma part dans la mesure de mes modestes moyens d’honorer l’héritage que je dois à plusieurs millénaires de culture celtique et de langue bretonne, sans pour autant me priver d’évoluer.C’est pourquoi je vous tends la main en vous priant de croire à ma profonde sincérité, et en espérant que vous saurez  vous y conforter avec moi, avec nous.Colette Trublet
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