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Ce blog est celui de Marc Le Fur, Député de la 3ème circonscription des Côtes d'Armor

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TOUCHE PAS A MON DIMANCHE !

Marc LE FUR, Vice-président de l’Assemblée nationale, Député des Côtes d’Armor

 

Jean-Frédéric POISSON, Député des Yvelines - Philippe MEUNIER, Député du Rhône – - Jean-Paul ANCIAUX, Député de Saône et Loire - Thierry BENOIT, Député d’Ille et Vilaine – Véronique BESSE, Députée de la Vendée - Jean-Claude BOUCHET, Député du Vaucluse - Françoise BRANGET, Députée du Doubs – Xavier BRETON, Député de l’Ain - Yves BUR, Député du Bas-Rhin – Jean-François CHOSSY, Député de la Loire – Dino CINERI, Député de la Loire- Jean-Yves COUSIN, Député du Calvados – Jean-Louis CHRIST,Député du Haut-Rhin -  Marie-Christine DALLOZ, Députée du Jura – Laure DE LA RAUDIERE, Députée de l’Eure et Loir-  Lucien DEGAUCHY, Député de l’Oise – Jean DIONIS DU SEJOUR – Nicolas DUPONT-AIGAN, Député de l'Essonne - André FLAJOLET, Député du Pas de Calais - Daniel GARRIGUE, Député de la Dordogne - Philippe GOSSELIN, Député de la Manche– Michel GRALL, Député du Morbihan – Jean-Pierre GRAND, Député de Député de l’Hérault - Arlette GROSSKOST, Députée du Haut-Rhin  Antoine HERTH, Député du Bas-Rhin – Guénhaël HUET, Député de la Manche - Michel HUNAULT, Député de Loire-Atlantique – Jacques LE NAY, Député du Morbihan - Fabienne LABRETTE-MENAGER, Députée de la Sarthe – Marguerite LAMOUR, Député du Finistère – Jacques LE GUEN, Député du Finistère - Jean-Marc LEFRANC, Député du Calvados - Céleste LETT, Député de la Moselle– Lionnel LUCA, Député des Alpes Maritimes – Franck MARLIN, Député du Loiret, Jean-Philippe MAURER, Député du Bas-Rhin – Christian MENARD, Député du Finistère – Damien MESLOT, Député du Territoire-de-Belfort - Jean-Marie MORISSET, Député des Deux-Sèvres – Jean-Marc NESME, Député de Saône et Loire  -  Etienne PINTE, Député des Yvelines – Jean-Luc REITZER, Député du Haut-Rhin - Jacques REMILLER, Député de l’Isère – Bernard REYNES, Député des Bouches du Rhône  Michel SORDI, Député, Député du Haut-Rhin - Alain SUGUENOT, Député de la Côte d’Or – Dominique SOUCHET, Député de la Vendée - Eric STRAUMANN, Député du Haut-Rhin – Michel TERROT, Député du Rhône – Jean UBERSCHLAG, Député du Hault Rhin  – Christian VANNESTE, Député du Nord – Patrice VERCHERE, Député du Rhône  – François-Xavier VILLAIN, Député du Nord - Michel VOISIN, Député de l’Ain - Marie-Jo ZIMMERMANN, Députée de la Moselle 

 

 

Organiser des vacances familiales en fonction des congés des conjoints est déjà compliqué. Sera-t-il aussi compliqué d’organiser ses week-ends demain s’il faut travailler le dimanche ? Ceux qui demandent l’ouverture des commerces le dimanche ont-ils conscience de toutes les conséquences de leur revendication ?

 

Trois questions doivent être posées à ce  sujet.

Quel intérêt économique ?

On dit qu’ « ouvrir les magasins le dimanche, c’est créer 30 000 emplois. A cela plusieurs études, dont celle du Conseil économique et social, répondent que l’acte d’achat ne serait que transféré de la semaine au dimanche. Les sites qui ouvrent le dimanche perdent ainsi 30% de leur activité du samedi. Les 30 000 emplois créés ne seraient que transférés de la semaine au week-end.  D’autres études montrent qu’à consommation égale, un emploi du dimanche supprimera trois emplois de la semaine. La menace portera également sur ceux qui travaillent déjà le dimanche, notamment les multiples petits commerces de proximité dans nos centre-villes ou dans nos centre-bourgs en milieu rural.

 

La logique économique veut qu’on n’effectue pas d’achats supplémentaires sans pouvoir d’achat en hausse. La hausse du pouvoir d’achat ne se décrète pas par l’ouverture des magasins le dimanche. A l’instar des heures de temps libre dégagées par les 35 heures, l’ouverture des magasins le dimanche risquerait plutôt de créer des frustrations et du surendettement.

Quel impact sur notre société ?

«  Ouvrir les magasins le dimanche, c’est donner une liberté supplémentaire aux individus, un jour de consommation en plus par semaine ! ». Et voilà comment on passe du dimanche chômé, acquis social obtenu de haute lutte au 19ème siècle, au dimanche chômé, menace pour la liberté individuelle des consommateurs. « Si nos concitoyens ont envie d’acheter le dimanche, qu’ils achètent ! Ouvrez tous les jours, le marché reconnaîtra les siens » L’argument est cocasse car, le travail le dimanche, c’est bien quand cela concerne les autres, mais moins bien quand cela nous touche personnellement. Or, ouvrir les magasins le dimanche ne touchera pas que les commerçants. Il faudra trouver des modes de garde pour les enfants. Qu’en sera-t-il des services bancaires indispensables à l’activité commerciale ? Faudra-t-il livrer les magasins le dimanche ? Le travail le dimanche ne se fera que sur volontariat nous dit-on. Comment peut-on y croire ? Chacun sent très bien que l’ouverture des commerces le dimanche est le cheval de Troie pour une ouverture générale de l’activité professionnelle. Qu’en sera-t-il alors de toutes les activités dominicales, non seulement les cultes, mais également les activités sportives, associatives, familiales… ? N’est-il pas préférable de ne pas consommer dans les commerces un jour sur sept et de conserver ces moments de fraternité qui donnent à la vie beaucoup de sens ? Le travail le dimanche, c’est une menace pour les familles. C’est leur retirer un des rares moments de la semaine où elles peuvent se retrouver pour partager des moments indispensables qui participent à la construction de chacun. Pourquoi leur retirer ce refuge essentiel ?

Quel sens donner à une telle revendication ?

C’est en effet là qu’est la vraie question. L’homme contemporain est-il uniquement un « individu consommateur » ou est-il encore l’animal social que définissait Aristote ? S’il n’est que consommateur, ouvrons les magasins le dimanche et laissons le satisfaire son instinct. Si l’homme se construit par les relations qu’il tisse avec les autres, posons-nous la question de maintenir chômé un jour dans la semaine durant lequel les relations que nous avons les uns avec les autres peuvent être facilitées et gratuites.

La réglementation est souvent trop lourde et faite de tracasseries inutiles quand il faut organiser des manifestations sportives, amicales, associatives et religieuses où les gens se rencontrent et partagent un peu de leur temps. Elle est en revanche nécessaire pour préserver des moments gratuits, sans transaction, des moments de partage en famille ou entre amis.

« Les Français qui le veulent pourront ne pas consommer le dimanche. Il n’y a aucune obligation mais une nouvelle offre proposée» affirment enfin les partisans de l’ouverture. Peut-être. Il est cependant probable que ce moment privilégié de partage et de relations personnels sera sévèrement frappé par la concurrence d’une possibilité de consommer qui n’aura plus de limite.

Aujourd’hui, les Français ont encore plus besoin de solidarité qu’hier. Or, la première et la plus vraie des solidarités, la plus efficace, la plus riche en relations et en affection, est certainement la famille. Sachons protéger cette valeur essentielle et ne pas la fragiliser une nouvelle fois.

 
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F
<br /> <br /> je suis d'accord avec vous.<br /> <br /> <br /> Cependant, pour le commerce locale et les Pme s'est le financement bancaire qui manque. Il en est de même pour aider et accompagner la jeunesse dans les innovations technologiques et<br /> industrielles.<br /> <br /> <br /> <br />
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V
<br /> <br /> Les algues vertes pullulent même le dimanche . Vous êtes à l'origine d'un amendement qui relève le seuil d'autorisation des porcheries Bretonnes de 450 places à 2000. Etes vous  conscient de<br /> votre incommensurable bêtise ? trouvez-vous normal de faire payer aux contribuables ( ramassage par l'état)  les dégats de vos amis  agro- manageurs porçins ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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P
Monsieur Le FUR , votre première intuition est la bonne.Continuez sur la voie de Touche pas à mon dimanche.Comme le dit M Hass et vous-meme au départ,  le projet meme aménagé doit être stoppé.1= C'est une aberration économique: le marché joue pour les oligopoles et détruit l'emploi2= C'est une aberration juridique: car il consacre la rupture d'égalité des salariés3= C'est une aberration sur le plan de l"aménagemen du territoire: distorsions entre les régions 4= C'est une catastrophe sociale; elle sacrifie la famille sur l'autel économique; elle détruit le lien social  créé par les activités sportives, culturelles, associatives5= C'est une catasptrophe sur le plan personne: asphyxie spirituelle6= Cette loi par la création d'un précédent ouvre la porte  à toutes les dérives.Par l'effet de cliquet, il sera très difficile de revenir en arrière.Bien cordialement. Pierre -Jean ARNAUD  81300 GRAULHET
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A
le travail du dimanchej'ai appris que tous les députés ump allaient finalement voter le nouveau projet de loi sur le travail du dimanche.Finalement vous avez tous reculé devant sarkozy, c'est dommage, vous avez préféré vendre votre âme pour garder votre place. Cette loi est le plus grave recul jamais organisé depuis 40 ans dans notre pays, c'est monstrueux!!!
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S
Bonsoir Monsieur,Merci de bien vouloir reprendre votre "combat" en faveur du repos dominical ;L'opposition au nouveau projet gouvernemental ne doit pas uniquement émaner de personnalités ou de mouvements issus de la"gauche" car ce projet engage une certaine vision de la vie en société et une certaine conception de l'homme..qui dépasse les clivages traditionnels. Même si certaines de ses  dispositions paraissent moins "graves", il en va de la place de ce que nous considérons comme le plus important dans notre vie sociale, familiale ou religieuse (doit on "tout" sacrifier à la consommation ??, OU  doit il exister des temps ... des lieux , qui échappent à la "logique marchande" ?? ) c'est comme vous le savez un enjeu majeur de société.Alors merci d'avance ,et bon courage si vous reprenez à cette occasion les arguments qui avaient fait votre, (et notre ) "succès" , il y a  plus de 6 mois.Respectueusement à vous ,  SERRE Gilles 
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