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Ce blog est celui de Marc Le Fur, Député de la 3ème circonscription des Côtes d'Armor

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Marc Le Fur : « Un débat historique sur les langues régionales à l'Assemblée nationale le 7 mai»

 

« Je me réjouis que le Premier Ministre tienne l’engagement qu’il avait pris à ma demande sur les langues régionales » déclare le Député Marc LE FUR. « Il avait promis un débat à l’Assemblée sur les langues régionales préalable à la réforme institutionnelle. Ce sera le cas le 7 mai prochain » continue le Vice-président de l’Assemblée nationale. « Ce débat est historique. C’est la première fois qu’il a lieu à l’Assemblée » poursuit Marc LE FUR. « De nombreux députés issus des régions concernées se mobilisent d’ores et déjà sur ce sujet et je les invite tous à être présents le 7 mai prochain dans l’hémicycle. » conclue le Député des Côtes d’Armor. Marc LE FUR est reconnu pour son action de promotion des langues régionales. Depuis 4 ans, il a eu l’occasion par trois fois de déposer un amendement à la constitution afin que les langues régionales soient reconnues.

 

mercredi 16 avril 2008

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K
Monsieur le DéputéJe vous remercie pour vos interventions répétées en faveur des langues régionales, bien que vous sachiez aussi bien que moi que la lutte que vous engagez est vouée à l'échec sur le court terme. Heureusement que le futur n'appartient à personne, même pas à l'Etat !Pourquoi cette farouche résistance ? Parce que nous butons sur le mur de l'idéologie. Le républicanisme ayant décrété que nous sommes tous une "communauté de citoyens", cela implique que nous n'existions plus en tant que Corses, Basques, Bretons, Catalans etc... Et donc ces "langues régionales" sont dénuées de sens, bien qu'hypocritement on les considère parfois comme des "richesses", faisant partie de "notre patrimoine national". Cette idéologie ayant pénétré la mentalité collective et notamment celle de l'élite intellectuelle et des responsables politiques, je vois difficilement comment il serait possible dans l'immédiat de renverser la situation. Cela dit, je vous approuve de chercher à légiférer et, pour cela, de chercher à convaincre. Dans la mesure où de tels débats se diffusent, où les média s'en emparent, de tels efforts ne restent jamais vains. Je suis intimement persuadé que ce travail que vous entreprenez aura un impact à terme.Je me permets d'ajouter deux réflexions.- Je trouve paradoxal que d'éminentes personnalités, droite et gauche confondues, aient courageusement défendu les droits des Tibétains, lors du passage à Paris de la flamme olympique. Pourquoi paradoxal ? Parce que la logique qui anime le pouvoir politique chinois est analogue à celle qui a animé la République depuis sa fondation. C'est au nom du Progrès, des Lumières, de la réalisation d'une unité nationale, d'une libération de l'individu que la Chine cherche à démanteler ce vestige civilisationnel que d'aucuns qualifient (naïvement sans doute) de culture tibétaine (religion, langue, identité collective). En un mot, le pouvoir de Pékin ne fait que mettre en pratique les principes qui ont régi depuis le début la politique culturelle ou linguistique de la France. A la différence près que les méthodes des chinois sont bien moins subtiles. Erreur en deçà, vérité au-delà !- Je voudrais très brièvement montrer (il y a hélas de choses qui ne se démontrent pas, notamment les valeurs) la valeur infinie d'une culture au sens sociologique du terme, au sens de l'anthropologie culturelle. Je viens d'enterrer vendredi dernier mon beau-frère, qui s'est suicidé à l'âge de 50 ans. La cérémonie religieuse avait lieu à l'église de Saint-Gilles les Bois, une petite commune du canton de Pontrieux. J'ai trouvé très émouvant et très réconfortant de voir la présence d'une communauté villageoise rassemblée. C'était le soutien d'une communauté entière à une famille éplorée. Bien entendu, beaucoup de ces personnes ne parlent plus la langue dans leur vie quotidienne, il ne s'agit pas ici de langue, mais de culture, une culture pétrie de valeurs chrétiennes, de valeurs inestimables, de valeurs qui ne sont pas de l'ordre du prix, de valeurs -aurait dit Pascal, qui sont "d'un autre ordre". C'est tout cela que l'on détruit au nom de l'idéologie. Les hommes politiques idéologisés qui nous gouvernent comprendront-ils un jour qu'en détruisant une culture on détruit des hommes ? Comprendront-ils qu'en détruisant une culture et une langue qui en est le vecteur, ils engendrent une profonde souffrance? Même si les personnes qui subissent les conséquences de ces choix ne perçoivent pas les causes de leur mal-être. En un mot, peut-on justifier qu'au nom de l'idéologie, l'Etat contribue à leur déshumanisation ?En espérant que ma lettre retiendra votre attention, je vous prie de croire, MMonsieur le Député, à l'assurance de ma parfaite considération.
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F
Monsieur le député et cher compatriote,<br /> Bravo pour votre action éclairée et courageuse en faveur de la démocratie linguistique en France.Peut-on espérer raisonnablement que le 7 Mai sonnera le glas du retard français en cette matière? Malgré les pressions extérieures, les certitudes jacobines sont encore gravées sur tant de disques durs hexagonaux...En tout cas : pas d'avancée sans tentative, et nous serons nombreux à vous soutenir dans ce dur combat pour les libertés culturelles.<br /> A galon<br />  
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A
<br /> <br /> <br /> Pour un statut légal des langues régionales de France<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Manifeste cosigné par « Anem Òc ! »( occitan), Conseil<br /> Culturel de Bretagne ( breton), Culture et bilinguisme d’Alsace et de<br /> Moselle (alsacien ) Euskal Konfederazioa (basque), La Federació<br /> (catalan), Lofis, Tikouti, Association des Enseignants Certifiés de<br /> Créole (créole de La Réunion), Parlemu Corsu ( corse)<br /> La préservation de la diversité linguistique et<br /> culturelle est un enjeu majeur pour l’humanité. Du fait de l’absence de<br /> politique publique, et faute d’un statut légal, nos langues sont<br /> particulièrement menacées dans leur transmission et leur développement.<br /> Depuis plus de trente ans les organismes<br /> internationaux et européens (Parlement européen, Conseil de l’Europe,<br /> Conférences sur la sécurité et la coopération en Europe, Nations unies,<br /> UNESCO) n’ont cessé de rappeler l’importance des langues dans le<br /> patrimoine de l’humanité et d’inciter les Etats à prendre des mesures<br /> efficaces pour assurer la défense et le développement des langues,<br /> spécialement des langues régionales ou minoritaires.<br /> Paradoxalement, la France « Pays des droits de<br /> l’Homme », mène depuis trop longtemps, une politique linguistique<br /> négative envers les langues autres que le français présentes sur son<br /> territoire. Aujourd’hui encore, elle refuse de ratifier la Charte<br /> européenne des langues régionales ou minoritaires (1992), elle détourne<br /> de son objectif l’article 2 de la Constitution (1992) pour l’utiliser<br /> contre les langues régionales.<br /> En pleine conformité avec les textes internationaux et européens nous pensons que :<br /> dès lors qu’elles servent de moyen d’expression à des<br /> êtres humains, les langues sont égales. la valeur de toutes les langues<br /> est identique de même que la dignité des personnes qui les parlent.<br /> elles ont toutes, en soi, les mêmes capacités de développement. tous<br /> les locuteurs doivent être traités à égalité, avec le droit de recevoir<br /> et de transmettre, d’utiliser et de développer leur langue tant dans le<br /> domaine privé que dans le domaine public.<br /> En application de ces principes, nous revendiquons<br /> l’adoption d’un dispositif législatif pour nos langues dans le droit<br /> français débouchant sur des politiques linguistiques volontaristes et<br /> efficaces sur nos territoires et fixant des objectifs à atteindre :<br /> Médias : Nous voulons la création d’un service public complet de radio et de<br /> télévision émettant dans chacune de nos langues. Nous demandons une<br /> aide spécifique accrue pour les opérateurs privés (radios associatives,<br /> télévisions, presse, nouveaux médias) qui œuvrent à la diffusion de nos<br /> langues.<br /> Création et développement de la culture : Le soutien à la création dans nos langues c’est une politique<br /> spécifique en faveur de l’édition, du théâtre, du spectacle vivant en<br /> général, du cinéma et de la musique. La population doit pouvoir<br /> découvrir, connaître et partager des cultures souvent occultées.<br /> Enseignement : Il faut que chacun puisse choisir s’il le souhaite un enseignement sous des formes diverses :<br />   Un enseignement bilingue à parité horaire. <br />   Un enseignement en immersion.<br />   Les apports de nos langues et cultures doivent être intégrés au socle commun de connaissances <br />   Un<br /> enseignement spécifique en direction des adultes, y compris dans le<br /> cadre de la formation professionnelle publique et privée. Il s’agit<br /> d’une politique d’offre généralisée de la maternelle à l’université<br /> ainsi que dans la formation permanente.<br /> Vie publique : Nos langues doivent être présentes dans la vie publique et sociale. <br /> Avec par exemple : <br />   le respect de la toponymie et la mise en place de la signalisation bilingue.<br />   l’encouragement<br /> à l’utilisation de la langue dans les lieux publics et dans la vie<br /> sociale (activités périscolaires, petite enfance...)<br /> Toutes ces demandes ont pour seul but de permettre à<br /> ces langues de vivre et à ceux qui le désirent de les utiliser.<br /> Ces mesures devront être dotées des moyens humains et financiers pour<br /> les satisfaire. Elles seront un encouragement à la transmission<br /> familiale de nos langues.<br /> Ces demandes s’adressent à l’Etat et aux collectivités Territoriales<br /> (Communes, Communautés de Communes, Départements, Régions).<br /> Chaque niveau des institutions doit prendre en charge ce qui relève de<br /> ses attributions.<br /> Il appartient à l’Etat d’adapter sa législation en<br /> conséquence (adaptation de la Constitution, loi spécifique,<br /> co-officialité de nos langues dans les territoires qui le demandent<br /> ....)<br /> 2008 , Année Internationale des Langues (UNESCO)<br /> Pour les langues de France, également !<br /> <br /> Anem Òc ! ( occitan)<br /> Collectif regroupant Institut d’Estudis Occitans, Felibrige,<br /> Confédération des écoles Calandreta, Fédération des Enseignants de<br /> Langue et Culture d’Oc, Oc-bi, Conselh de la Joventut d’Oc.<br /> Conseil Culturel de Bretagne (breton) Fédération regroupant les associations culturelles bretonnes)<br /> Culture et Bilinguisme d’Alsace et de Moselle/René Schickele-Gesellschaft (alsacien)<br /> Euskal Konfederazioa (basque) Confédération de 50 associations et fédérations oeuvrant pour<br /> la langue basque dans tous les domaines : enseignement,<br /> médias,culture...<br /> La Federació (catalan) fédération des associations de promotion de la langue et de la culture catalanes.<br /> Lofis , Tikouti, Association des Enseignants Certifiés de Créole (AECCR) (créole de la Réunion)<br /> Parlemu Corsu (corse) Collectif de personnes de la société civile corse oeuvrant pour la promotion de la langue corse.<br /> <br /> <br /> <br />
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A
bon courage et bravo
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C
Adissiatz,Bravo et merci pour ce rendez-vous tant attendu depuis si longtemps!!
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